RAPPORT ANNUEL 2018 - 2019 7 L’industrie électrique du Québec; toujours à l’avant-garde des changements Il y a 140 ans, Thomas Edison, dans son laboratoire avec une petite équipe de proches collaborateurs, inventa la première ampoule incandescente commercialement viable. Le succès qui suivit fut sans précédent. À peine 37 ans plus tard, en 1916, l’AIEQ voyait le jour sous sa forme originelle; celle d’un regroupement informel d’une vingtaine d’hommes d’affaires parmi les plus influents de l’époque. Ce n’est donc pas d’hier que le Québec fait office de pionnier dans le développement de son formidable potentiel en énergie électrique. Bien que le contexte actuel soit très différent, une vérité demeure  : l’innovation est au cœur de l’évolution de notre industrie. Cependant, les grandes inventions ne sont plus maintenant celles d’une seule personne isolée, comme à l’époque de M. Edison, mais le fruit de collaborations entre des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs qui travaillent ensemble dans un environnement multi- disciplinaire, enjambant les barrières commerciales et les frontières géographiques. Ces collaborations ne se limitent pas aux disciplines technologiques  : la réussite (ou l’échec) des innovations d’aujourd’hui passe souvent par des acteurs de la société civile, poussés par les réseaux sociaux. L’ère où un promoteur, un entrepreneur ou une entreprise, si grande soit-elle, pouvait imposer sa solution est révolue. À cela s’ajoute une autre variable  : l’acceptabilité sociale, laquelle demeure incontournable pour tout projet. Grâce à notre hydroélectricité peu coûteuse, l’économie québécoise est déjà plus électrifiée et à plus faible émission de gaz à effet de serre que celles de la plupart des pays industrialisés. Nos émissions résiduelles proviennent principalement du secteur des transports, mais son électrification est bien acceptée dans la société, le Québec étant déjà le plus grand marché de la voiture électrique au Canada. Chez nos voisins, l’accroissement rapide de la demande pour une électricité verte, de sources renouvelables, va inévitablement accélérer l’implantation de parcs solaires et éoliens capables de livrer rapidement une électricité de nature intermittente, peu coûteuse. Aidé par son parc hydroélectrique unique en Amérique du Nord, le Québec est en mesure d’équilibrer (comme une grosse batterie) les réseaux limitrophes pour sécuriser l’alimentation électrique des clients qui bénéficieront d’une électricité verte à un coût très compétitif. Mis à part les tensions commerciales momentanées avec nos voisins du sud, l’industrie lourde faisant usage intensif de procédés électrochimiques se porte bien au Québec. Aussi, le développement de la chimie verte au Québec, incluant la filière hydrogène, est d’un grand intérêt pour notre économie. Ajoutons à cela l’appétit énergétique considérable des géants de la nouvelle économie (les GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui souhaitent améliorer leur bilan environnemental, notamment par l’implantation à grande échelle de Data Center au Québec. Même le secteur minier rêve d’une nouvelle génération de mines à faible émission, totalement électrifiée. Sans l’ombre d’un doute : le Québec a tous les ingrédients pour être à l’avant-garde de la vague sans précédent pour l’électrification de l’économie mondiale. Au fil du temps, l’industrie de l’électricité au Québec a acquis de nombreuses compétences dans des domaines de pointe qui sont taillées sur mesure pour une économie décarbonisée. Les nouveaux systèmes énergétiques mondiaux s’appuient dorénavant sur l’informatique et l’intelligence artificielle pour intégrer les sources renouvelables et distribuées d’électricité et pour aider les consommateurs à mieux utiliser cette précieuse ressource. Or, le Québec jouit d’une expertise de classe mondiale dans ces domaines. Tel que le démontre notre plan stratégique 2018-2021, afin d’innover davantage et pour poursuivre notre progression dans un monde en pleine transformation, l’AIEQ considère qu’il est essentiel que les divers paliers gouvernementaux reconnaissent le caractère hautement stratégique de notre écosystème et y accorde une attention à la hauteur de son potentiel exceptionnel de croissance dans le contexte de la transition énergétique mondiale. De nombreux efforts de l’Association ont d’ailleurs convergé en ce sens cette année. En terminant, je tiens à souligner l’excellent travail accompli au cours des derniers mois par le conseil d’administration, secondé par le comité de gouvernance et d’éthique ainsi que par notre PDG, Denis, et l’équipe de la permanence pour le succès de cette première année de notre plan stratégique 2018-2021.Grâceàceplan,l’industrieélectriqueduQuébec s’assure de demeurer à l’avant-garde de l’innovation pour de nombreuses années. Merci à tous les membres, partenaires et amis de l’AIEQ! Le Québec a tous les ingrédients pour être à l’avant-garde de la vague sans précédent pour l’électrification de l’économie mondiale. ‘‘ - Greg E. Farthing ‘‘