Colloque de l’AIEQ – Des initiatives qui créent les solutions de demain

S’étant déroulé sous le thème de l’intégration des systèmes d’électricité nord-américains en tant que levier de relance économique, le Colloque de l’AIEQ 2021 a été un grand succès. Plusieurs enjeux d’importance ont été abordés lors de cet événement, dont la transformation prochaine des réseaux de transport d’électricité, la cybersécurité, la croissance des énergies renouvelables et la modernisation des réseaux autonomes.

Les participants ont également eu la chance d’entendre pour la première fois Madame Claudine Bouchard dans son nouveau rôle de vice-présidente exécutive d’Hydro-Québec TransÉnergie et équipement. Mme Bouchard a dévoilé les grandes priorités 2021 d’Hydro-Québec qui contribueront à la relance de l’économie verte. Elle a également abordé le thème de la transformation du réseau de transport d’électricité d’Hydro-Québec dans un contexte de transition énergétique.

D’ailleurs, le thème de la transformation des réseaux de transport a été abondamment discuté lors du colloque puisqu’elle constitue une condition incontournable pour atteindre une économie carboneutre d’ici 2050. Lors du premier panel, Denis Tremblay, François Brassard, Keith Cronkhite et Mark Lauby ont abordé plusieurs éléments en lien avec cette transformation, dont la numérisation accrue des infrastructures, les technologies pour intégrer massivement les énergies solaire et éolienne et l’importance d’accroître les capacités de transit.

Des réseaux de transport d’électricité plus robustes, plus interconnectés et plus modernes permettront à plusieurs morceaux de l’immense puzzle de la réduction des GES de se mettre en place, notamment par : l’intégration à grande échelle de nouvelles sources d’énergies renouvelables, ou sans émission de GES; avec en tête de liste; l’éolien et le solaire.

la meilleure gestion des énergies de sources variables grâce aux technologies de stockage sous toutes ses formes dont : hydraulique (grâce aux immenses capacités hydroélectriques présentes au Québec, par exemple) électrique (via le développement de nouvelles technologies de batteries) chimique (grâce au développement d’une filière verte de l’hydrogène)

Ces réseaux modernisés et réinventés sont aussi essentiels à une meilleure résilience aux événements climatiques extrêmes qui risquent d’être de plus en plus fréquents au cours des prochaines années.

Un autre grand thème ayant été discuté au colloque était la croissance des énergies renouvelables. Le Plan Biden qui vise une économie carboneutre d’ici à 2050 illustre bien le virage majeur qui sera effectué vers les énergies renouvelables aux États-Unis au cours des prochaines années. Cette électricité devra être disponible au bon moment, au meilleur coût possible, tout en étant utilisée judicieusement et efficacement.

L’accroissement massif de la production d’énergie renouvelable entrainera inévitablement la construction de nouvelles lignes de transport d’électricité. D’ailleurs, la mise en service prochaine de la ligne d’interconnexion New England Clean Energy Connect (NECEC) représente une merveilleuse initiative qui favorisera, entre autres, l’exportation de l’électricité de source renouvelable du Québec. Il en faudra toutefois davantage pour propulser cette « révolution des réseaux de transport ». Les conférenciers du deuxième panel Christine Martin, Catherine Loubier, Sebastian Libonatti et Emil Dimanchev ont traité de cet enjeu et de la capacité pour l’écosystème de l‘industrie électrique du Québec de capter les occasions d’affaires en lien avec la croissance de l’économie verte.

Le thème de la cybersécurité a également été abordé lors du panel 3 avec messieurs Richard Wunderlich, Charles P. Kosak, Mark Thompson, Brian Harrell et Marcel Labelle. La cybersécurité représente un enjeu majeur pour l’industrie électrique du Québec, du Canada et de toute l’Amérique du Nord. Il a été question de la cybersécurité dans un contexte d’une augmentation de l’énergie renouvelable dans les réseaux, de l’énergie décentralisée, de l’arrivée massive de véhicules électriques, du défi de la recharge, de la montée de l’Internet des objets et de l’utilisation massive de logiciels de gestion d’énergie. En plus de proposer des pistes de solution pour sécuriser davantage les infrastructures critiques, les conférenciers ont insisté sur l’importance d’une collaboration plus étroite entre le Canada et les États-Unis.

La transition énergétique, les technologies innovantes et les tendances du marché

Le thème de l’innovation a également occupé une grande place dans ce colloque. Lors du 4e panel, Alexandre Lalonde, Charles Teplin, Ryan Boudreau, Daniel Carr, Alexandre Prieur et Morgan Putnam ont présenté des projets et concepts innovants, qui pourraient générer d’importantes occasions d’affaires pour l’industrie électrique du Québec. Il a été question de villes intelligentes, d’infrastructures de recharge, de numérisation des réseaux de transport, de la modernisation des réseaux autonomes et de nouveaux projets de lignes de transport d’électricité qui favoriserait l’électrification des véhicules.

Bref, oser l’innovation, saisir les opportunités du marché de l’électricité verte, voilà des sujets qui touchent particulièrement les professionnels de l’industrie électrique du Québec et qui ont fait bonne figure au Colloque de l’AIEQ. Cet événement annuel incontournable représente une opportunité de découvrir des initiatives qui créent les solutions de demain.

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